


La Prise de Neuchâtel est un spectacle rousseauiste. Se réclamer du Citoyen de Genève, contempteur du théâtre hypocrite professeur d'immoralité, peut sembler paradoxal. C'est à ces phrases que je me réfère : "Quoi ! ne faut-il donc aucun spectacle dans une République ? Au contraire, il en faut beaucoup... Qu'y montrera-t-on? Rien, si l'on veut... Plantez au milieu d'une place un piquet couronné de fleurs, rassemblez-y le peuple, et vous aurez une fête..." Propos démagogique, illusoire, qui n'engage à rien venant de ce misanthrope, mais la suite, plus intéressante, est encore plus paradoxale.