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Rue 369
Rue 369 création
Dans la rue 369 à Bamako Coura, au Mali, il y a des cours familiales, et ces familles emploient des aides ménagères qu'on appelle non sans condescendance "les bonnes" ou "les 52", venues de leurs villages pour gagner l'argent de leur trousseau de mariage, ou parce qu'elles ont écouté leurs soeurs aînées soupirer : "Bamako kadi tro" (Bamako est si doux). Certaines affirment qu'elles ne repartiront jamais pour leur village, d'autres attendent que leurs parents les rappellent parce qu'ils ont fixé la date de leur mariage avec un homme que leur famille a choisi pour elles : " - Il te plait, ton futur mari ? - Doni (un peu)." (Rires.) Le spectacle a été créé par ces jeunes filles âgées de 15 à 18 ans et venant d'autres régions du Mali ou du Burkina : la plupart n'ont pas fait d'études ou les ont interrompues, elles ne parlent pas français...
 
 
 
 
vient de paraître (2018)
Madame Tirailleur, Editions Awoudy, Lomé (Togo)
Madame Tirailleur vient de paraître dans "Balade théâtrale 3" aux Editions Awoudy à Lomé (Togo), à l'initiative d' "Escale des Ecritures", une famille d'auteurs francophones dont la plupart résident au Togo : Joël Amah Ajavon, Jean Kantchébé, Kokouvi Dzifa Galley... mais qui accueillent chaleureusement des auteurs venus d'autres horizons, comme dans les deux "Balades théâtrales" précédentes...
 
Pêcheuses de Lune (2018)
 
Awa, Adjara, Patience, Tantie Fatou, toutes quatre clandestines, sont un petit bout d’Afrique en Europe. Leur rêve s’est fracassé contre la réalité : la peur du contrôle de police qui révèlera leur situation de sans-papiers, l’exploitation d’employeurs sans scrupules, leurs difficultés pour réunir la petite somme d’argent qu’elles envoient chaque mois à leur famille, l’absence de solidarité entre Africains. Cette nuit-là, elles dansent, boivent, se chamaillent joyeusement, se disputent et se réconcilient. Elles dénoncent les illusions dont elles ont été victimes et qu’elles entretiennent à leur tour pour d’autres ; elles se mentent et mentent à Ouleye qui fait le petit commerce sur son marché en Afrique. Alors que la nuit s’écoule, elles s’avouent leur nostalgie, mais comment rentrer dans son pays quand on est clandestine ? Pas de retour possible. Comment affronter la honte du retour sans afficher la « réussite » que tous attendent chez elles ? Elles doivent s’avouer qu’elles sont prises au piège.
 
Animal ! (2018)
Rembrandt_carcasse
Jeff et Sylvie vivent comme l’immense majorité des gens : ils ont un chien baptisé Georges par leur fille Elodie ; le samedi, ils vont faire leurs courses au supermarché pour la semaine ; ils font aussi comme tout le monde ou presque : ils mangent de la viande, mais pas de viande de chien. Le destin de la famille bascule le jour où Jeff perd son travail à la coutellerie. Il ne trouve d’autre travail que celui de tueur dans un abattoir industriel. Le rythme de la tuerie fixé à 60 vaches / heure l’épuise, physiquement et nerveusement. Il devient agressif, insomniaque. Leur couple bat de l’aile. Jeff est momentanément dégoûté de la viande, pas Sylvie. Ni Georges.