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La fin du monde (suite)

Dégoûté des hommes, Dieu a ouvert un petit restaurant sur la route de Ouidah, au Bénin : "A la nouvelle vie de Dieu". Il y accueille (fort mal) les quelques voyageurs qui se risquent à entrer pour lui demander à manger et nourrit de restes de poisson les chats devenus errants après la mort du peintre Foujita.
L'ange Notre-Dame, chargé d'enregistrer sur sa caméra les archives universelles, laisse tourner à vide la manivelle - le Ciel n'a plus les moyens d'antan - puis, considérant que l'humanité a cessé d'exister après avoir constaté en Libye la vente d'êtres humains deux siècles après la suppression de l'esclavage, cesse de filmer.
 
La fin du monde (suite), commande de l'Eté en automne (Didier Lelong), a été lu en novembre 2017 à l'espace culturel Le Cellier de Reims.
photo : L'homme à la caméra - Dziga Vertov
 
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Philippe Macasdar, directeur du Théâtre Saint-Gervais (Genève) m'écrit (25 septembre 2017) : "Rencontres (dialogues ?) imaginaires. Une collection pour raconter une Genève faite d'écrivains y étant passés et pour certains installés, plus ou moins acceptés, plus ou moins inspirés, plus ou moins heureux; certains repartis ailleurs, pour y revenir ou plus jamais; d'autres enfin n'ayant pu y entrer, stopper net à la frontière... Genève est la patrie des écrivains. Paradoxale, rétive et poreuse, généreuse et ombrageuse. Genève qui se nourrit et qui nourrit. Terre d'accueil propice à la réflexion, à l'inspiration, à la création..."
 
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Pêcheuses de Lune (2018)
Il y a Tantie Fatou, l'aînée, couturière, qui a préféré fuir la vie réelle en vivant avec une foule de défunts qui se disputent le monopole de la télévision et mettent à tout instant leur grain de sel dans la conversation. Il y a Awa qui torche les vieux dans une maison de retraite et qui le fait de bon coeur par respect pour ces aînés dont la famille ne veut pas voir la dégradation de la vieillesse. Il y a Patience, femme de ménage, honnête et naïve, dont le travail harassant est exploité sans vergogne par un compatriote, car la solidarité entre Africains migrants n'existe pas: au contraire, chacun essaie d'enfoncer l'autre pour qu'il n'accède jamais à un niveau supérieur. De la même façon qu'Awa se prétend infirmière et Patience "technicienne de surface", Adjara, pourtant brillante diplômée en Droit, ment elle aussi en disant qu'elle est avocate, alors qu'elle se prostitue pour aider sa famille. Et sur le marché de Bamako, voilà enfin Ouleye que les mensonges des autres ont convaincue de partir à son tour...