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Chantiers

 
Roger Martin du Gard effectue trois voyages à Berlin, les deux premiers en 1932, le dernier en 1938. Lors des deux premiers séjours, il fait parler les gens de la rue devant un « Schnellimbiss », souvent des chômeurs à qui il paie une bière et une saucisse, un art de la confession d’autrui qu’il a toujours possédé. Il s’intéresse aussi aux pratiques sexuelles des Berlinois. À l’Institut de Recherches scientifiques sur la Sexualité des Dr Magnus Hirschfeld et Félix Abraham, il observe des cas de perversions sexuelles et interroge les patients venus consulter...
 
 
À lire également
Entrent Mary Shelley et Casanova... (2018)
Glaciation Genève 1984
Philippe Macasdar, directeur du Théâtre Saint-Gervais (Genève) m'écrit (25 septembre 2017) : "Rencontres (dialogues ?) imaginaires. Une collection pour raconter une Genève faite d'écrivains y étant passés et pour certains installés, plus ou moins acceptés, plus ou moins inspirés, plus ou moins heureux; certains repartis ailleurs, pour y revenir ou plus jamais; d'autres enfin n'ayant pu y entrer, stopper net à la frontière... Genève est la patrie des écrivains. Paradoxale, rétive et poreuse, généreuse et ombrageuse. Genève qui se nourrit et qui nourrit. Terre d'accueil propice à la réflexion, à l'inspiration, à la création..."
 
Hunting the Blue Whale (2018)
 
Hunting the Blue Whale, projet de spectacle théâtral pour un ensemble de jeunes participants – groupe théâtral d’un ou de plusieurs établissements scolaires, atelier de jeunes amateurs – incluant une part d’écriture collective encadrée par l’auteur-dramaturge ainsi que par les enseignants dans le cadre d’un établissement scolaire, le recours aux moyens technologiques d’aujourd’hui, "la scène augmentée", ainsi que ceux, habituels, du théâtre...
Alexandre Doucin - projet Govi
 
 
Pêcheuses de Lune (2018)
Il y a Tantie Fatou, l'aînée, couturière, qui a préféré fuir la vie réelle en vivant avec une foule de défunts qui se disputent le monopole de la télévision et mettent à tout instant leur grain de sel dans la conversation. Il y a Awa qui torche les vieux dans une maison de retraite et qui le fait de bon coeur par respect pour ces aînés dont la famille ne veut pas voir la dégradation de la vieillesse. Il y a Patience, femme de ménage, honnête et naïve, dont le travail harassant est exploité sans vergogne par un compatriote, car la solidarité entre Africains migrants n'existe pas: au contraire, chacun essaie d'enfoncer l'autre pour qu'il n'accède jamais à un niveau supérieur. De la même façon qu'Awa se prétend infirmière et Patience "technicienne de surface", Adjara, pourtant brillante diplômée en Droit, ment elle aussi en disant qu'elle est avocate, alors qu'elle se prostitue pour aider sa famille. Et sur le marché de Bamako, voilà enfin Ouleye que les mensonges des autres ont convaincue de partir à son tour...